Publié le 5 Août 2018

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Elle est encore portée par les hommes de Provence et de Catalogne (la faixa).
Le blog photos de Chatillon sur Indre et de son canton
Entre Berry et Touraine, Chatillon sur Indre situé au bord de l'Indre vous offre un lieu de repos et de quiétude ou il fait bon se ressourcer.
Publié le 5 Août 2018

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Publié le 4 Août 2018
Le souvenir des fées est encore vivace dans une foule de localités du Berry. Presque partout ce sont elles qui ont édifié les dolmens et les menhirs, qu’elles portaient, malgré leur pesanteur énorme, dans leurs tabliers de gaze. Souvent aussi elles n’avaient pas le temps de les mettre en place, surprises qu’elles étaient, avant la fin de leur besogne, par le chant matinal du coq.
C’est ce qui arriva, entre autres, pour les dolmens de la Pierre-du-Charnier, commune de Saint-Aigny, et de la Pierre-à-la-Fade, commune de Douadic. La légende rapporte que la table de ce dernier dolmen était destinée aux fondations du donjon du Bouchet ; mais la fée, qui était condamnée à transporter ce bloc dans son tablier, fut surprise par l’aurore avant d’avoir accompli sa tâche : le coq chanta ; le frêle tablier se déchira, et la pierre tomba lourdement au bord de la Mer-Rouge. Aujourd’hui encore, si l’on s’attarde, la nuit, près et l’immense étang, on voit fuir au-dessus des eaux une petite flamme tremblotante : c’est la pauvre fée qui revient, sans pouvoir terminer la tâche qui lui avait été confiée. Quant au donjon du Bouchet, un aperçoit toujours la place où manque l’assise que portait la fée.
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Publié le 4 Août 2018
Qui ne connaît, au moins de réputation, la Chasse-à-Ribaud ? La Chasse-à-Ribaud ou à Baudet est un bruit qu’on entend à n’importe quelle heure de la nuit. On dirait un nombre considérable de voix de chiens de différentes grosseurs et, par-dessus tout, la voix forte et grave d’un gros dogue accompagnant par intervalles égaux, ce concert discordant. Cela vous passe au-dessus de la tête à une très faible hauteur, mais on ne voit absolument rien. Cela suit, de préférence, les bas-fonds, les prairies, les lieux solitaires. Tous ceux qui ont entendu la Chasse-à-Ribaud la dépeignent identiquement.
En avril 1879, un jeune homme des environs de Graçay rentrait le soir chez lui en suivant la route de Nohant, quand soudain il entendit au-dessus de sa tête entendit au-dessus de sa tête la Chasse-à-Ribaud, accompagnée comme toujours par la traditionnelle grosse voix qui domine toutes les autres. La chasse passait si près de lui qu’il baissa instinctivement la tête, craignant, dit-il plus tard, qu’elle ne lui enlevât son chapeau. Il n’osa pas regarder en l’air ; mais il entendit la chasse se diriger au-dessus du Marais et se perdre dans le Pré-Tambour, non loin du cimetière de Graçay.
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Publié le 4 Août 2018
Vers le milieu du XIXe siècle, dans la commune de Reuilly, un laboureur fut, un soir, poursuivi par la Grand’Bête ; c’était, disait-il, un animal gros comme une taure de deux ans, avec de grandes cornes, de grands poils roux hérissés, de grands yeux brillants. Quand il courait, la Grand’Bête courait ; quand il marchait, elle marchait ; quand il « restait d’arrêt », elle « restait d’arrêt ». Par instants, elle lui appuyait sa tête sur l’épaule et elle « l’haleinait » de si près qu’il sentait son souffle chaud lui passer sur le visage. Il se réfugia, haletant, dans une ferme voisine, sise à l’embranchement de trois routes. Après s’être réconforté quelque temps au coin du feu, il prit son courage à deux mains et sortit en chantant à tue-tête pour se donner du cœur. La Grand’Bête l’attendait de l’autre côté des bergeries. Il rentra précipitamment et resta jusqu’au lendemain.
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